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| 22 septembre 2006 | |||||||||||||||||||
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Lettre
de Bernard Bertrand (co-auteur de "purin d’orties et Cie")
écrite suite à l’intervention de la répression
des fraudes chez un conférencier et producteur de purins végétaux
et autres produits à base de plantes pour soigner des plantes
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La
nouvelle avait perturbé les ondes. |
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Un
chroniqueur horticole courageux s’insurgeait, sur France Inter,
de la parution imminente d'un décret (prenant effet en date du
01 juillet 2006), qui l’empêcherait dorénavant de
donner à ses auditeurs des recettes leur permettant de traiter
naturellement leurs jardins et balcons. Interdit de dire que l’eau
chaude est un bon désherbant pour les allées. Interdit
de dire que de simples feuilles de fougère éloignent les
chenilles des choux. Interdit de donner la recette séculaire
d’un extrait d’ortie, appelé purin ! L’information
paraissait si énorme que personne n’y a cru ! L’interdiction
de fournir, par quelque moyen que ce soit, les recettes pour confectionner
des produits naturels non-homologués, le simple fait d’en
parler, avait beau être assortie d’une peine 2 ans de prison
et 75000 euros d’amende, elle faisait sourire ! |
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Et
pourtant l’action menée vendredi dernier conjointement
par les services de l’Inspection Nationale des Enquêtes
de Concurrence, de Consommation & de Répression des Fraudes
& le Service Régional de la Protection des Végétaux
de l’Ain chez un promoteur de techniques agricoles alternatives
marque un tournant nouveau dans ce que l’on appelle désormais
la guerre de l’ortie ! L’intervention des services de l’état
s’est conclue par la saisie de cours théoriques (quid de
la liberté d’expression et d’enseignement ?), la
profération de menaces non dissimulées et l’interdiction
de pratiques aussi diverses et incongrues que celles d’aller récolter
avec les stagiaires des plantes sauvages dans la nature ! |
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Qu’on
se le dise, il est donc bien désormais interdit de faire référence
et de transmettre des savoirs et traditions populaires séculaires
qui sont pourtant un inaliénable bien commun ! Voilà pourquoi
l’Association des Amis de l’Ortie souhaite interpeller
les pouvoirs publics et sollicite pour cela le soutien des médias
concernés par une telle confiscation de nos libertés fondamentales.
Comment un décret pourrait-il amputer les citoyens d’un
pays de leur mémoire collective ? En vertu de quel principe un
décret prive-t-il le citoyen de ses droits démocratiques
les plus élémentaires, à savoir celui d’expression,
gravement menacé ici, mais aussi celui du choix de cultiver son
jardin comme il l’entend ? C’est Voltaire qui doit se retourner
dans sa tombe ? Qui a pu initier une telle ineptie législative
qui prétend confisquer le savoir des anciens et prône l’inquisition
contre les techniques alternatives et naturelles de production, qui
jusqu’à preuve du contraire ne sont que bénéfiques
pour la santé publique ? |
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Voilà
quelques-unes des interrogations soulevées par l’intervention
des pouvoirs publics jeudi dernier, qui a n’en pas douter sera
la première d’une longue série, si une mobilisation
rapide ne vient pas mettre un frein à cette nouvelle vague répressive. |
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Bernard Bertrand, porte-parole de l’Association des Amis de l’Ortie |
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Dominique Jeannot, président de l’Association des Amis
de l’Ortie |
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Contact
: bernard@terran.fr
tel : 06 33 11 02 08 |
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