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Accés au blog du jardin naturaliste des bulbes à fleurs
Mme Adelaïde L. Stork, auteur bien connu de tous les amateurs de tulipes (voir bibliographie), a eu la gentillesse de répondre à notre demande de renseignements concernant la collection dont elle est responsable, au sein du Conservatoire et Jardin Botanique de la ville de Genève.
 
   
Tulipa grengiolensis
Ainsi, nous apprenons que le Conservatoire suisse cultive deux collections différentes de tulipes. La première est composée exclusivement d’espèces botaniques (voir ci-dessous) qui vivent dans un jardin de rocailles spécialement aménagé.
Malheureusement, des travaux de démolition ont affecté quelque peu la collection, qui se reconstitue naturellement. Les souches proviennent quasiment toutes de producteurs hollandais.
 

Par ailleurs, et c’est exceptionnel, le jardin botanique possède également une seconde collection composée de tulipes domestiques ayant un intérêt historique reconnu. Ces plantes proviennent de Hortus Bulborum à Limmen, aux Pays-Bas.

 
Cette collection ayant souffert d’attaques virales, le Conservatoire prévoit une reconstitution du cheptel pour l’automne 2003.
Curieusement, les viroses semblent se limiter aux tulipes historiques, les espèces étant épargnées.
 
Des observations quotidiennes sont effectuées afin de détecter l’apparition des premiers symptômes et les plantes malades sont aussitôt retirées, ainsi que la terre qui entoure le bulbe (on le sait, les virus peuvent survivre dans le sol.) Dès les beaux jours, les invasions de pucerons augmentent d’autant les risques de contamination.
 
En dehors des cultures, le Conservatoire assure aussi le suivi de populations de plantes dans la nature. Par exemple, il a effectué récemment le sauvetage (déplacement) d’une population sauvage de T. sylvestris qui était menacée par la construction d’une route.
 
Enfin, le CJB maintient, en collaboration avec l’Association Valaisanne des amis de la tulipe (qui s’occupe de cette plante à Grengiols), une population de T. grengiolensis. Cette espèce rare et endémique de Suisse, fait partie, comme l’essentiel des tulipes savoyardes, du groupe des néo-tulipes. Un champs de seigle, cultivé à l’ancienne, a même été recréé afin d’offrir à ces plantes messicoles des conditions proches de celles qu’elles trouvaient naturellement.
 
Petite note pessimiste : Mme Stork nous rapporte que d’après un collègue néerlandais, grand spécialiste de ces végétaux, les tulipes botaniques intéressent de moins en moins de monde. Espérons que cette situation ne va pas inciter les professionnels de la tulipe à renoncer progressivement à la culture et à la commercialisation de ces plantes.
 
 
Outre sa collection de cultivars anciens remarquables, le Conservatoire et Jardin Botanique de la ville de Genève offre une opportunité unique de découvrir les espèces botaniques suivantes :

T. agenensis, T. aucheriana, T. australis, T. bakeri, T. batalinii, T. clusiana, T. clusiana var. chrysantha, T. didieri, T. ferganica, T. fosteriana, T. grengiolensis, T. humilis, T. hungarica, T. ingens, T. kaufmanniana, T. kolpakowskiana, T. linifolia, T. montana, T. neustruevae, T. orphanidea, T. ostrowskiana, T. praestans, T. raddii, T. saxatilis, T. sprengeri, T. sylvestris, T. tarda, T. turkestanica, T. undulatifolia, T. urumiensis, T. whittallii.

 
 
 
     
Mme Adelaïde L. Stork
Tulipa grengiolensis
 
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