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Accés au blog du jardin naturaliste des bulbes à fleurs
   

 
Un des objectifs de l'association Tulipes Sauvages est de tenter d’éveiller chez l’internaute que vous êtes, le désir de cultiver ces végétaux hors du commun. Cependant, force est de constater que certains ne nous ont pas attendu et œuvrent, depuis longtemps déjà, à faire mieux connaître leurs plantes préférées.
 
Ainsi, M. Josselin (membre actif de la Société Française des Iris et Bulbeuses) nous proposait de visiter ses cultures de tulipes botaniques.

Nous nous sommes donc rendu chez ce tulipophile convaincu afin d’admirer ses plantes et lui poser quelques questions.

A quelques dizaines de kilomètres de Compiègne (Oise, Nord de la France), M. Josselin a la chance d’habiter une maison dotée d’un très grand jardin. Si quelques espèces vivent en pots, la plus grande partie de sa collection de tulipes est cultivée en pleine terre.
 
 
M. Josselin, depuis quand et pourquoi aimez-vous les tulipes ?
 
Depuis l’âge de 6 ou 8 ans (j’en ai plus de soixante aujourd’hui). J’en possédais alors déjà des centaines dans le jardin de mes parents. De très belles plantes horticoles, comme par exemple "Couleur cardinal", que je cultive d’ailleurs encore aujourd'hui ! Pour l'instant, elle est encore tout en bouton.
Pourquoi j’aime les tulipes ? Alors là, je n’ai jamais pu répondre à cette question. Elles me ramènent à l’enfance, mais cela n’explique sûrement pas tout.
 
Actuellement, combien en possédez vous ?
 
Environ 80 espèces, si on compte les différentes formes de T. clusiana ou T. humilis.
Je me les procure directement en Hollande ou chez quelques fournisseurs en France, mais des échanges entre amateurs sont également effectués.
 
 
Comment les cultivez-vous ?
 
Celles que j’ai placé en pleine terre sont séparées par des ardoises enfoncées dans le sol. Je ne les arrose pas, je ne fertilise jamais et retire les fleurs fanées ou non, selon mon humeur. J’aime que mes tulipes vivent leurs vies le plus naturellement possible. J’ai conscience qu’elles risquent de se mélanger les une aux autres, au fil des ans, malgré les séparations, mais ce n’est pas grave car je reste vigilant.
Par contre, pour la culture en pot, j’ai eu quelques problèmes cette année.
Ici, il y a eu des températures de -10°c, -13°c cet hiver. J’ai utilisé des pots plastiques et ai perdu pas mal de plantes. Celles qui ont survécu ont eu les feuilles brûlées par le froid ou la neige. Je pense que c’est plutôt la neige...
L’année prochaine, je cultive tout en pleine terre !
 
Avez-vous des maladies ?
   
Je ne crois pas avoir de problèmes particuliers. J’ai une seule plante virosée, sur quelques centaines que je cultive. Je n’ai pas eu le cœur de m’en débarrasser, parce qu’elle est très jolie. Elle ressemble aux tulipes de l’époque de la tulipomania. Je me suis contenté de l’isoler afin qu’elle ne contamine pas les autres.
Le plus gros problème que je rencontre, ce sont les mulots et autres rongeurs. Heureusement, ici, il y a pas mal de chats. C’est bien volontiers que je les laisse chasser dans mon jardin.
 
Quelle est la plus grande difficulté que peut rencontrer un tulipophile passionné ?
 
Sans hésiter… apprendre à se limiter !
 
 
Quelle est la prochaine tulipe que vous rêvez de cultiver ?
 
Une merveilleuse tulipe horticole historique, cultivée depuis 1620 : Zomerschoon. Je l’ai trouvé chez un producteur hollandais et ai décidé de me l’offrir dès cet automne.
 
Mr. Alain Josselin
Photos : Alain Josselin
 
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